CET et CES : l’avenir des chauffe-eau

Dernière mise à jour: 19.07.19

 

Si la consommation d’électricité constitue un poids majeur dans la facture de fin du mois, il est évident que l’on recherche toujours un moyen de l’alléger. Et si vous avez en votre possession un chauffe-eau classique assurant la production de votre eau chaude sanitaire (ECS), pourquoi ne pas se tourner vers des équipements utilisant des ressources renouvelables pour l’alimenter ? Ici, on veut parler des chauffe-eau thermodynamiques (CET) et des chauffe-eau solaires (CES). Leur fonctionnement se base respectivement sur l’air ambiant et bien évidemment les rayonnements du soleil. Mais qu’en est-il réellement de ces deux appareils ? Comment procèdent-ils ? Quels sont leurs avantages ? Où les installer ? Voyons tout cela en détail dans cet article.

 

Le CET : démarche de fonctionnement

Le CET est un appareil pourvu d’une pompe à chaleur intégrée. Il a pour rôle de tirer profit des calories présentes dans l’air ambiant afin de remettre cette intensité de chaleur à l’eau se trouvant dans le réservoir. Tout cela à l’aide d’un fluide caloporteur. L’ensemble fonctionne sous des conditions de température spécifiques. Si elles ne sont pas remplies, la résistance électrique prend le relais.

Grâce à cette technologie, les professionnels dans le domaine estiment une consommation 3 fois moins élevée que sur les modèles classiques. On peut alors constater un taux de bénéfice avoisinant les 50 à 70 % sur la facture.

 

 

Les types de CET et leurs modes d’installation

On dénombre trois grandes catégories de CET sur le marché. Ils se choisissent en fonction de leur emplacement. Les CET à air ambiant se mettent en place dans une pièce non habitable qui peut être le garage ou la buanderie du fait de son émission de bruit assez important. Il est également nécessaire que la salle fasse au moins 10 m² de surface.

Les modèles à air extérieurs sollicitent une installation de gaines du fait qu’ils en soient dotés pour la gestion et la circulation de l’air. Ils sont peu encombrants et peuvent se positionner dans tous les types de pièces.

Les appareils à air extrait quant à eux requièrent l’intervention d’un professionnel dans le domaine de la construction. Ils doivent être raccordés avec le système de ventilation de votre foyer.

Les CET n’utilisent pas seulement l’air comme source d’énergie. Dans le commerce, vous pouvez également trouver des CET géothermiques qui sont équipés de capteurs à implanter dans le sol, ou encore des dispositifs héliothermiques, dont les procédés se basent sur les rayons de soleil. Dans tous les cas, ils opèrent via le même processus pour vous faire bénéficier d’une qualité d’ECS optimale.

 

Les avantages d’un CET

Les CET proposent une durée d’activité presque similaire aux ballons classiques avec environ 5 à 8 heures pour que l’eau dans le réservoir atteigne la température souhaitée. Mais cela avec une consommation moindre à comparer au second. Eh oui, on peut compter jusqu’à 70 % d’économie sur la facture.

Les CET sont également écologiques du fait que leur fonctionnement ne se base que sur le captage des énergies renouvelables qui les entourent. Il n’émet donc pas de produits nocifs comme du CO2 ou des gaz à effets de serre, dangereux pour l’environnement. Si vous disposez d’un nouveau logement, sachez que les CET répondent conformément à la norme RT2012. Il est alors possible d’y avoir recours sans contraintes.

 

Le CES : composants et performances

Comme son nom l’indique, le fonctionnement du CES se base sur le recensement des rayons solaires. Il est donc équipé de capteurs, à installer sur le toit, dans le jardin ou dans un endroit qui bénéficie de ces rayonnements à plein temps. À cela s’accompagne le ballon d’eau chaude.

Comment procède-t-il ? Les dispositifs se présentent comme une vitre absorbant les effets lumineux. Les tubes en cuivre sont remplis de liquide caloporteur (souvent constitué d’air, d’eau et d’antigel) qui transporte la chaleur reçue qui est envoyée vers le réservoir d’eau chaude. L’équipement est doté d’un système de stockage qui permet le maintien de la température de l’eau chaude même lorsqu’il n’y a plus de soleil.

Les CES sont en mesure de couvrir les 100 % des besoins en eau chaude d’une habitation, mais cela en rapport avec la région et la saison. En hiver où le soleil est rarement présent, les CES requièrent une installation couplée avec un chauffage d’appoint. Il s’agit d’un dispositif prenant le relais lorsque les capteurs sont incapables de produire l’intensité de chaleur voulue.

 

Les déclinaisons du CES

Dans le commerce, vous tomberez inévitablement sur divers types de CES selon leur mode de fonctionnement et le procédé qu’ils utilisent pour la circulation d’énergie.

Vous retrouverez donc le CES à pompe électrique. Évidemment, le mécanisme se base sur un branchement sur secteur. L’accessoire permet au fluide caloporteur d’effectuer son processus jusqu’à la cuve de rétention d’eau.

Le CES à thermosiphon et monobloc quant à eux, ne requièrent pas d’alimentation électrique pour s’activer. Ils sont 100 % autonomes et diffèrent par l’installation de leurs composants.

 

 

Les atouts d’un CES

Le CES utilise les rayonnements solaires pour fonctionner grâce à ses capteurs. En conséquence, ils n’émettent pas de gaz à effets de serre. Vous profiterez donc d’un équipement 100 % écologique.

D’après les spécialistes, la durée de vie des CES reste importante à comparer aux ballons classiques. Selon eux, ces appareils sont en mesure de subsister pendant une vingtaine d’années. Ils ne demandent pas non plus d’entretien particulier.

Si vous optez pour un CES 100 % autonome, vous ne risquez pas de rencontrer de soucis en cas de coupure de courant. Mais aussi, lors de la mise en place d’un CES, vous bénéficierez des allocations fiscaux comme les crédits d’impôt, mais également de multiples subventions qui peuvent être locale, régionale ou environnementale.

Même si l’installation d’un CES relève d’un effort considérable sur l’investissement initial, les avantages seront palpables au fil du temps avec des dépenses d’énergie et de consommation pratiquement réduites de moitié.

Le CES doit cependant répondre à certains critères lors de son montage, comme les conditions d’hygiènes et la présence des dispositifs de protection contre la corrosion. Mais aussi, son efficacité reste limitée en période hivernale ou pendant les journées couvertes.  

 

 

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