La légionellose : une maladie qui tue

Dernière mise à jour: 28.03.20

 

Les chiffres le démontrent clairement, la légionellose ne cesse de faire des ravages dans les capitales. Au Québec, depuis 2006, les statistiques des personnes n’ayant pas survécu à ce microbe sont en hausse. Et ce taux stagne au fil des années, jusqu’à maintenant, nombreux sont les victimes. Le ministère de la Santé explique la situation par la vieillesse de la population. Toutefois, il faut tout de même signaler qu’il s’agit d’une infection grave. Alors il serait prudent de prendre des précautions.

 

Qu’est-ce que la légionellose ?

C’est une maladie qui est produite par une bactérie de la famille des Legionella. Elle est connue depuis d’innombrables années. On la détecta pour la première fois dans les années 1976. Elle est survenue chez les American Légions pendant la réunion des combattants à Philadelphie. C’est de là qu’elle tire son nom.

Ce trouble apparaît sous deux formes différentes. La première est bénigne. Elle se limite à une simple infection qui met les patients dans un état grippal. On l’appelle également la fièvre de Pontiac. Pour ce cas, les personnes malades ne montrent que quelques fièvres, un peu de rhume et se guérissent spontanément. Alors, il n’y a pas lieu de s’inquiéter.

Par ailleurs, elle peut emprunter la forme d’une pneumonie. Ce détail la rend dangereuse et peut même conduire jusqu’à la mort de l’individu si des soins requis ne sont pas adoptés, ou que le trouble n’est pas détectée plus tôt. La gravité de la chose dépend particulièrement du retard du diagnostic et du traitement, mais aussi des conditions de vie de la personne touchée. Sa période d’incubation dure habituellement entre 2 à 10 jours.   

 

 

Qu’en disent les chiffres ?

Le ministère de la Santé du Québec sort les statistiques réelles concernant le sujet. Il remarque alors que la maladie est restée stable depuis des années, avec un taux d’incidence flottant autour de 1,5 à 4,6 pour 1 million d’habitants. La situation a pris une autre tournure à partir de 2006. Une tendance en hausse des cas de Légionellose s’est fait constater, et ce, jusqu’en 2017.

Les chiffres relatant que le niveau de prévalence atteignent les 4,7 à 21,6 pour 1 million d’habitants, entre 2006 à 2017. C’est en 2012 que les choses deviennent catastrophiques en touchant 183 personnes. Il y a eu 13 morts dans la capitale. Une importante éclosion a eu lieu et a quadruplé la propagation de la maladie.

Encore aujourd’hui, cette infection fait fureur et continue de ravager dans les grandes villes. L’été dernier, 10 cas de Légionellose ont été recensés dans la ville de Granby.

 

Comment l’État réagit face à ces catastrophes ?

Le ministère de la santé québécois explique la situation par plusieurs facteurs. La plus probante concerne la vulnérabilité de la population face à la Légionellose. Ici, on se tourne vers les personnes âgées, qui se trouvent dans l’obligation de suivre des traitements d’immunosuppresseurs.

En effet, les individus pourvus d’une défense immunitaire affaiblie ne résistent pas à ce microbe. Une forte exposition aux sources potentielles de Légionellose peut également conduire à la propagation de la maladie. Comme il s’agit d’une infection qui provient d’une bactérie se formant dans les canalisations d’eau, elle se prolifère par le biais des spas domestiques, les systèmes de tuyauteries complexes, les fontaines et même via les appareils de climatisation.      

Face à ses 10 cas inventoriés dernièrement, la Direction régionale de santé publique de l’Estrie a enquêté là-dessus. L’investigation n’a conclu aucune cause commune à risque. Les conjectures des choses les emmènent à penser qu’il existe plus d’une source d’exposition dans la ville de Granby.  

 

Que faut-il savoir sur cette maladie ?

Pour limiter les dangers, il s’avère nécessaire de se renseigner davantage sur cette infection. Les individus les plus souvent touchés sont ceux qui disposent d’une défense immunitaire fragile : les personnes âgées, ceux qui souffrent du cancer, du diabète ou encore ceux avec des problèmes respiratoires.

Quant à son mode de transmission, ces microbes atteignent les gens par une simple inhalation d’eau contaminée. En effet, la légionellose est capable de survivre deux heures à l’air. Pendant ce laps de temps, les microgouttelettes qui le transportent peuvent circuler sur un rayon de 2 km suivant les conditions météorologiques dans la région. Les douches favorisent également sa propagation. Mais le plus important, ce sont les tours aéroréfrigérantes installées sur le toit des grands immeubles qui constituent les principaux vecteurs de l’infection.

 

Quels sont les symptômes et les traitements adéquats ?

Une détection rapide peut sauver la vie de la personne concernée. À cet effet, que chacun reste attentif aux signes apparents. Le patient tombe dans un état grippal. La fièvre et les douleurs musculaires ne cessent d’augmenter au bout de quelques jours. Elles se transforment en une pneumonie et conduisent vers l’insuffisance respiratoire ou rénale.   

Pour en venir à bout, il lui faut un traitement à base d’antibiotique. La personne se rétablit généralement au bout de trois semaines si la maladie est détectée rapidement. Le mieux est de consulter un médecin dès qu’un de ces signes se montre puisque cette infection peut devenir fatale pour certains.

 

 

Et comment y faire face ?

Face à ses innombrables constatations, des règlements autour des conditions d’entretien de ces tours aéroréfrigérantes ont été mises au point. En 2014, les propriétaires de ces bâtiments se voient dans l’obligation de fournir des détails précis sur leur système d’installation et le mode d’entretien de leurs dispositifs. Il existe également d’autres sources probables de la maladie.

Le ministère de la Santé recommande à chaque ménage de limiter la durée des douches. Ainsi, les membres de la famille n’épuiseront pas l’eau chaude qui se trouve dans le chauffe-eau (voici une liste des meilleurs produits). Un nettoyage méticuleux des appareils et accessoires dans la salle de bain, la baignoire à remous, l’humidificateur… bref, ceux qui dégagent des gouttelettes d’eau, doit être effectué régulièrement.

En dernier, il s’avère essentiel de garder la température du chauffe-eau à 60°C pour prévenir des éventuels microbes. Sachez que le chlore ne permet pas d’éliminer cette bactérie.    

 

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