Le CET : une alternative au chauffe-eau classique

Dernière mise à jour: 13.12.19

 

Le chauffe-eau figure dans la liste des appareils qui conditionnent le plus le confort dans un logement. En effet, la production d’eau chaude sanitaire en dépend majoritairement. Cependant, s’il commence à présenter des signes de faiblesse, c’est qu’il est probablement temps de le changer avant qu’il ne tombe définitivement en panne. De plus, si sa présence dans votre habitation a duré plus d’une dizaine ou d’une quinzaine d’années, sa rentabilité peut en prendre sérieusement un coup. De ce fait, comment s’apercevoir que votre équipement va bientôt rendre l’âme ? Quel appareil pour le remplacer ?

 

Quels sont les symptômes d’une usure ?

Si vous avez compté sur votre matériel pendant 10, 15 ou même 20 ans, il se pourrait que ce dernier ait atteint sa limite de longévité. Pour le constater, vous pouvez observer quelques facteurs afin de confirmer son état.

La vétusté est généralement signe de baisse de performance d’un chauffe-eau électrique. Le vieillissement se traduit par une diminution de la température de l’eau. Elle devient moins chaude que d’habitude. Toutefois, cela pourrait aussi venir d’un dysfonctionnement sauf si vous remarquez cette réduction de manière progressive et continue sur plusieurs semaines.

La décroissance de la quantité d’eau chaude est également une indication que votre appareil est en déclin. Si régulièrement, il peut remplir votre baignoire et que maintenant le volume souhaité n’est plus atteint, c’est qu’il est probablement temps de changer votre équipement.

Observez la base de votre chauffe-eau. Si vous y trouvez de la rouille, vous devez prendre de sérieuses précautions. Votre dispositif fonctionne comme suit : l’eau circule de haut en bas pour arriver dans les points de distribution. Donc, la rouille sur votre matériel occasionnerait des fissures et des dégâts d’eau pour ensuite engendrer des conséquences importantes.

Un des symptômes qui ne trompent pas : le changement de couleur de l’eau. Pour le tester, vous n’avez qu’à en verser dans un verre et regarder sa translucidité. Si vous constatez quelque chose d’anormal, c’est qu’il y a un dysfonctionnement dans le mécanisme ou la présence de rouille et de tartre dans le système. Des précautions seront alors à prendre pour éviter un risque sanitaire.

 

 

Comment prolonger la durée de vie de votre chauffe-eau ?

Si vous avez décidé de garder votre vieil équipement, il existe quelques procédés à effectuer afin d’accroître sa longévité. Prendre soin de son appareil commence par un entretien régulier de l’anode sacrificielle. Il reste important de vérifier son état chaque année et de le changer si besoin.

Jetez un œil sur le groupe de sécurité. Afin d’assurer son bon fonctionnement, il est nécessaire de l’activer manuellement de manière périodique. Cela vous évitera de diminuer la pression d’eau dans la cuve et dans la même foulée, d’éliminer les résidus de tartres et de calcaires.

On vous recommande aussi de coupler votre équipement avec un adoucisseur d’eau. Ce dernier entre en jeu afin de libérer l’eau de tous les éléments contribuant à l’obstruction des systèmes de votre chauffe-eau, mais également de vous faire bénéficier d’une eau sanitaire de qualité optimale.

 

Avec quoi remplacer votre vieux chauffe-eau ?

Dans tous les cas, si votre chauffe-eau présente les symptômes précédemment cités et que sa présence dans votre maison dépasse les dizaines ou les quinzaines d’années, il est probablement temps de le changer. Le garder vous amènera à des dépenses énergétiques supplémentaires du fait que ses performances seront à la baisse.

Une solution s’offre alors à vous : les chauffe-eau thermodynamique ou CET. Leur existence sur le marché n’est encore que très récente. Cependant, ils gagnent en notoriété au fil des années avec leur efficacité et leur capacité à réduire vos factures de consommation. Comme mode de fonctionnement, le CET utilise le principe d’une pompe à chaleur en puisant les calories présentes dans l’air pour procéder au chauffage de l’eau dans la cuve. Un processus qui permettrait de faire des économies considérables contrairement au cumulus classique sur secteur.

 

Installation et rendement d’un CET

Le CET est en mesure de remplacer votre ancien équipement et de vous apporter la même qualité d’eau sanitaire dont vous avez besoin pour votre confort. Pour sa mise en place, il reprendra sans difficulté les raccordements déjà utilisés par l’appareil précédent. Toutefois, l’endroit dépendra du modèle que vous aurez sélectionné. Aussi, la pièce doit faire au minimum 10 m² de surface.

Pour ce qui est du rendement du CET, il se calcule via le COP ou coefficient de performances. En faisant le rapport entre la quantité d’électricité consommée et celle de la chaleur produite, vous aurez votre indice. Si les appareils sur le marché affichent un COP entre 3 ou 4, il ne dépasse pas généralement les 2.7 dans les conditions réelles d’usage. Notez que plus l’indice est élevé, plus les performances de votre matériel se voient optimisées.

 

Quel coût prévoir pour l’entretien d’un CET

Afin de bénéficier des capacités maximales de votre CET durant toute l’année, il est nécessaire d’entreprendre une maintenance régulière. Pour ce cas, vous pouvez faire appel à un professionnel, une ou deux fois dans l’année. En général, il vous faudra compter entre 125 et 200 euros par an.

Pendant l’intervention, on l’ouvrira pour procéder à l’élimination des dépôts de poussières, l’inspection de différents composants de l’équipement et des pressions du fluide réfrigérant. Le nettoyage de l’évaporateur est également de mise. Pour la vidange, elle n’est recommandée que lors d’une période d’inutilisation prolongée de votre CET.

 

 

Les avantages d’un CET

Malgré le coût assez onéreux des CET sur le marché par rapport aux modèles classiques, ils présentent tout de même un rendement nettement plus intéressant. Selon les études et les estimations des spécialistes, les CET consomment trois fois moins d’électricité que les chauffe-eau standards, et vous feront également faire des économies de plus de 70 % sur votre facture annuelle.

Le mode de fonctionnement du CET est. aussi écologique. Il n’émet pas de gaz à effets de serre qui risque de polluer votre environnement et de nuire à votre santé. Avec cela, ils respectent la norme RT2012 et pourront être installés dans les nouveaux logements. Les propriétaires bénéficient également des allocations sur les crédits d’impôt sur son achat.

 

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