Mars 2020 : une date clé pour la première centrale solaire flottante de France

Dernière mise à jour: 03.04.20

 

La France fait partie des pays ayant signé pour le travail dans le développement durable. Si la fabrication d’appareils permettant une production minime d’oxyde de carbone fut une priorité, la conception d’une source d’énergie renouvelable et respectueuse de l’environnement est le mot d’ordre du jour pour le pays de Molière.

 

La France se lance dans la production en masse d’énergie solaire

Le jeudi 20 septembre 2018, Akuo Energy, un producteur d’énergies renouvelables a annoncé le début de la construction d’un central solaire flottante en France. Il faut noter que c’est une première dans l’hexagone. De ce fait, l’événement marque un tournant dans l’histoire du pays pour l’utilisation d’énergie à production écologique.

Située dans la région Provence-Alpes-Côte d’Azur, Piolenc est la première commune française à bénéficier de ce type de fondation. Selon Eric Scotto, cette localité a accepté de participer à cette opération non seulement parce que Akuo Énergie développe une infrastructure énergétique décentralisée, mais également pour le fait que cette entreprise pense sérieusement contribuer aux déploiements d’unités de maraîchage biologique sur ce territoire. Effectivement, deux fermes seront construites pour privilégier les circuits courts de distributions et cela, à destination des cantines de la région. Le but d’Akuo n’est donc pas uniquement de produire de l’énergie, mais aussi d’être un acteur à part entière de la sauvegarde de l’environnement régionale.

 

 

Akuo Energy : en charge de la construction

Sous la présidence d’Eric Scotto, Akuo Energy est une entreprise qui se spécialise dans la production d’électricité et d’énergie renouvelable. Créée en 2007 par 4 fondateurs, l’institution travaille dans plusieurs secteurs d’activité, mais toujours dans le même domaine. Elle fait donc dans la biomasse, qui rassemble toutes les matières organiques pouvant se transformer en source d’énergie. La conception en Fin 2017 a présenté une capacité de 54 MW. L’éolienne représente 68 % de la production du groupe, car on peut compter un volume de 956 MW quelques jours avant le début de l’année 2018.

Et évidemment, Akuo Energy se concentre actuellement sur le photovoltaïque.

En effet, la firme est en charge de la construction d’une centrale photovoltaïque flottante. La localisation du chantier est le Vaucluse. Les infrastructures sont établies sur le lac artificiel à Piolenc. Le projet a été étudié depuis un bon moment déjà, mais c’est depuis septembre 2018 qu’il a été officialisé par les dirigeants de la société.

 

Une production pour des milliers de foyers

Cette station compte en tout 47 000 panneaux photovoltaïques. Les constructions s’étendent sur une surface totale de 17 ha. Tout ce matériel a permis d’offrir une capacité de 17 mégawatts. Grâce à cela, il lui sera possible de couvrir environ 5000 foyers. De ce fait, les personnes se situant à proximité profiteront donc d’une énergie bio à 100 %.

Certes, quelques projets ont déjà été testés pour des parcs solaires de petites envergures pouvant offrir quelques dizaines de kilowatts uniquement. On peut par exemple en trouver en Angleterre, en Corée du Sud.

Toutefois, la taille imposante du projet menée par Akuo Energy est une première dans toute la France. Il faut également savoir que l’Europe entière ne dispose d’aucune installation comparable.

Actuellement, les seuls pays ayant ce type d’infrastructure avec la même envergure se trouvent en Asie. On peut par exemple citer le Japon qui en 2016 a mis en place son cinquième projet. Cela est aussi dû au fait qu’il ne dispose pas de suffisamment d’espace sur la terre ferme. La Chine possède également ce type d’installation sur son territoire depuis quelques années déjà.

 

Usage d’un système ingénieux

Les panneaux sont placés sur des flotteurs. Les constructeurs ont usé de la technologie de structure flottante Hydrelio by Ciel et Terre pour le projet. Ce système permet en outre d’éloigner le conflit d’utilisation avec l’agriculture. En effet, sur le sol, ce serait une grande surface de culture perdue. C’est l’une des raisons qui freine l’expansion de l’énergie solaire sur terre. Le procédé use donc d’une étendue d’eau non employée afin d’assurer une exploitation dégagée de l’énergie solaire. Grâce à cela, il n’est pas nécessaire de traiter le terrain comme il faudrait le faire sur une pleine.

Par ailleurs, il est prévu que ce type de projet sera implanté sur les bassins écrêteurs de crues et d’irrigation, mais aussi dans les bassins industriels, les terrains inondables et les réservoirs d’eau potable de diverses communes françaises.

 

Un budget partagé avec la communauté

Il serait erroné de dire que la totalité des financements provient de l’État. En effet, une partie des fonds utilisés sur ce projet vient d’un investissement participatif. Les personnes vivant ou ayant une propriété dans le Vaucluse ont généreusement contribué pour le développement de ce projet. Il ne faut pas non plus oublier la mairie de la commune qui a apporté son soutien, monétairement. Dans l’ensemble, le budget utilisé pour la construction de ce site s’élève à 17 millions d’euros. 12,8 millions de cette somme proviennent de Natixix Energo. Cette dernière est la première banque française à débourser un tel montant et sans recours pour une centrale photovoltaïque flottante.

Officiellement, le chantier a commencé le 1er août. Et selon les prévisions, la centrale solaire flottante sera mise en service à partir de mars 2020. Le courant produit sera vendu à la localité et profitera du système public de soutien du complément de rémunération. L’électricité sera commercialisée par l’agrégateur E6 à un tarif de plus de 70 € le mégawattheure.

 

 

Un grand pas pour Piolenc, mais un petit pas pour la France

Le projet est tout juste énorme si l’on se réfère à cette petite commune et à ce qu’en dit la mairie. Toutefois, il faut garder à l’esprit que l’adoption de l’énergie solaire reste tout de même assez peu répandue face à des endroits comme l’Italie ou encore l’Allemagne. Seulement 28 000 installations couvrent l’Hexagone, ce qui se révèle bien insuffisant si l’on tient compte des possibilités qu’offrent les différents sites éparpillés dans toute la France. Seulement 8000 installations électriques voient le jour par an, ce qui représente un chiffre bien maigre par rapport aux pays voisins. Cela s’explique par la difficulté à l’accès d’aides et d’encouragements financiers de l’État.

 

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