Pourquoi pas ne pas se créer sa propre électricité ?

Dernière mise à jour: 01.04.20

 

Un habitant de Laragne-Montéglin a exploité cette solution pérenne pour faire face au changement climatique. Il investit dans une éolienne. À sa manière, il met en place la structure et souhaite montrer l’exemple à ses voisins. L’initiative de préserver l’environnement part de chacun. Ainsi, le choix ne tient qu’à vous. La lutte contre le réchauffement de la terre est un défi en commun que nous, en tant qu’être humain, devons faire ensemble pour créer un lieu de vie durable pour la génération future

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Faire des choix écologiques

Daniel Bermond-Gonnet est un habitant de la ville de Laragne-Montéglin, une petite ville française qui se trouve dans le département des Hautes-Alpes, en région Provence Alpes Côtes d’Azur. Cet individu montre le pas en installant sur sa villa du Toual des systèmes écologiques qui puisent leurs ressources auprès des énergies renouvelables. La géographie de la commune conditionne un terrain optimal pour l’exploitation de ce type de structures. Avec un microclimat de la vallée de  Buëch, la population profite d’une météo à la fois alpine et ensoleillée.

Ainsi, pour devenir indépendant et s’autoressourcer, l’homme a recours à des panneaux (voilà les meilleurs modèles) qui lui fournissent de l’eau chaude sanitaire. Il a pensé aux moindres détails en choisissant d’ajouter deux vérandas à sa villa, l’objectif étant de minimiser le chauffage. Quant à la demande d’électricité courante dans son logis, Daniel Bermond-Gonnet se tourne vers l’éolienne. Avec une armature qui ne passe pas inaperçue, le diamètre du dispositif atteint les 2 m. On voit de loin un rotor de cinq pales conçues à base de carbone.

 

 

D’où l’homme puise ses inspirations ?

Daniel Bermond-Gonnet est le premier habitant dans la commune qui se lance dans ce projet. Même si sa maison n’est pas d’une fabrication récente, elle est capable d’accueillir convenablement cette nouvelle technologie. Cette personnalité nous fait part de son expérience en dévoilant ce qui l’a notamment marqué et l’a poussé à se lancer dans une telle aventure. Ce retraité de la gendarmerie met en place son projet et entame sa réalisation.

Il lui a fallu un budget aux alentours de 6 000 euros pour concrétiser son envie. Ce coût définit les dépenses concernant l’achat des matériaux de base ainsi que le montant de l’installation et les frais de la main d’œuvre. Cela date de juin 2012. À envisager dans les cours actuelles des choses, le prix initial de cette nouvelle construction aurait connu quelque hausse. Les outils utilisés sont sous garantie pour une durée de trois à cinq ans. Mais,  comme dans tous les cas, la rentabilité de la structure reste en moyenne une vingtaine d’années. Tous les écologistes savent les valeurs à long terme de leur projet. Et Daniel Bermond-Gonnet est conscient de cette réalité. Il affirme que sa facture EDF n’avait pas augmenté d’un centime depuis l’installation alors que d’autres appareils sont venus compléter le réseau entre temps.

 

Sur quoi se basent les principes de l’éolienne ?

Le fonctionnement de cet outil reste simple. Ces aérogénérateurs utilisent la force du vent pour créer de l’électricité. Les souffles et la vitesse de ce dernier font bouger les pales qui composent la technologie. Ainsi, l’énergie cinétique produite par l’air se transforme en force mécanique. En général, les structures modernes disposent d’une puissance moyenne de 3 MW lorsqu’elles ne dépassent pas les 10 à 15 m de hauteur. Elles continuent à tourner, peu importe l’intensité du vent.

En effet, ces outils ont été prévus pour fonctionner avec une force comprise entre 14 et 90 km/h. C’est la raison pour laquelle ces appareils se conçoivent avec du carbone. La légèreté de cette matière première contribue à façonner l’efficacité de l’engin. Si la vitesse augmente au plus rapide, un mécanisme de freinage se met en marche et arrête automatiquement l’éolienne. Cette initiative est nécessaire pour sécuriser au mieux l’équipement, ainsi que les structures environnantes et surtout la sûreté des personnes qui habitent dans la maison. Cette technique permet également de minimiser les usures possibles en cas de cyclone ou d’autres aléas climatiques.

 

 

Quel est le matériel requis lors de l’installation ?

À première vue, vous êtes face à des pâles de  2 à 3 m de diamètre qui se fixent sur un rotor principal. Ses branches comptent, suivant le modèle préconisé, trois tiges en général. Le rotor est maintenu en l’air par le biais d’un mât. Il dispose d’un axe dans la nacelle qui le relie à l’alternateur, appelé arbre.

La mesure totale de l’engin varie entre 10 à 100m de hauteur. L’énergie qui part de la rotation de l’axe se transforme en un courant électrique. Pour mettre au point l’adaptation de la tension, un transformateur intègre le mât. Son travail traite la tension électrique se dégageant de l’alternateur, pour ensuite, élever et transporter le courant vers le réseau de distribution dans la maison.   

Le lot est fourni ensemble par le fabricant ou le prestataire auprès duquel vous opérez l’achat. Si vous choisissez d’en instaurer un dans votre logis et de profiter de l’énergie gratuite produite par le vent, aidez-vous de l’expertise d’un professionnel pour tourner les choses à votre avantage. Ne vous lancez pas dans cette aventure sans le savoir-faire et l’appui d’un ingénieur. L’installation de ce type de technologie demande de la précision.

Un parc d’éolienne constitué de 4 à 6 dispositifs permet en moyenne de couvrir les besoins en électricité de toute une ville ou une petite commune. Elle allège la facture de la fin de mois et nous laisse bénéficier de tous les appareils ménagers et domestiques sans le moindre coût de fonctionnement. Daniel Bermond-Gonnet montre le chemin et espère par son geste attiser les envies de ses voisins à faire pareil. L’initiative d’une seule personne ne suffit pas à préserver notre planète. Nous devons œuvrer ensemble pour arriver à bon port.           

 

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