Une nouvelle génération de technologie qui exploite l’énergie solaire à son summum

Dernière mise à jour: 01.04.20

 

Les demandes en matière d’énergies ne cessent d’augmenter. À force d’exploiter les ressources minérales qui se trouvent sur terre, on risque de causer davantage du tort, voire de mettre en péril les conditions de vie de nos futurs enfants. Se tourner vers les énergies renouvelables se traduit alors comme la solution appropriée pour préserver au mieux notre environnement. Ces richesses existent à l’infini et ne peuvent pas être épuisées. C’est dans l’espoir de tirer profit de cette ressources que des chercheurs suédois se sont focalisés dans l’étude d’un fluide moléculaire apte à stocker l’énergie solaire pendant 18 ans.   

 

Une excellente source d’énergie renouvelable

Le soleil produit de l’énergie à l’abandon. Depuis des décennies, on ne cesse de travailler sur le sujet afin de fournir une technologie capable de traiter et d’exploiter efficacement le meilleur de cet astre. Toutefois, aussi abondante et renouvelable qu’elle soit, cette énergie ne peut être entreposée. Nos panneaux d’aujourd’hui ne servent que de catalyseur qui transforme directement la matière, et ne peut aucunement conserver l’énergie récoltée.

L’industrie solaire se heurte au quotidien à cette problématique. Les recherches avancent et ont conduit à des résultats probants. Des scientifiques suédois ont mis au point un fluide moléculaire capable de stocker cette ressource pendant 18 ans. Il s’agit du combustible solaire thermique.

Jeffrey Grossman est un des ingénieures qui travaillent dans ce domaine. Il exerce au MIT et explique à la NBC News que le combustible solaire thermique ressemble trait pour trait à une batterie rechargeable, sauf qu’à la place de l’électricité, c’est la lumière du soleil qui l’alimente.      

 

 

La révolution apportée par ce fluide moléculaire

Depuis ces dernières années, les panneaux (voilà notre liste des meilleurs produits) ont bien fleuri autour de nous. On les retrouve ici et là. Toutefois, cette technologie reste inaccessible au plus grand nombre à cause de son coût et de l’importante installation que génère son exploitation à haute intensité. La difficulté de stocker l’énergie renouvelable de cet astre représente un obstacle de taille face à l’utilisation de ce système. Le recours à ce combustible thermique peut changer la donne et apporter un bouleversement crucial dans la planète.

Pour l’Afrique, cette invention constitue une opportunité majeure qui pourrait révolutionner les conditions de vie de tous. Durant une année, le pays compte en moyenne 325 jours d’ensoleillement. Les statistiques montrent que chaque km² de parcelle en Afrique profite annuellement d’énergie solaire équivalente à 1 à 1,5 million de barils de pétrole.

Avec cette technologie, la planète peut tirer parti de cette trouvaille. Exploité 500 km² du désert de Sahara avec des panneaux équipés de ce fluide parviendrait à alimenter le monde entier en électricité. Le problème de stockage d’énergie étant résolu, l’usage du solaire à grande échelle constituerait ainsi une solution révolutionnaire tant sur le domaine économique, social et écologique.   

    

Comment ça marche ?

Ce combustible solaire thermique se traduit comme une molécule en forme de liquide. Les scientifiques de l’Université de technologie de Chalmers, qui se trouve en Suède, travaillent là-dessus depuis plus d’un an et essaient de l’améliorer autant que possible. Plusieurs atomes forment cette cellule : du carbone, de l’hydrogène et de l’azote.

Au contact de la lumière du soleil, la composition chimique de ses particules se réarrange. La formule brute se transforme en une stéréochimique aux formats développés avec des propriétés physiques et biologiques différentes. C’est ce qu’on appelle isomère. Ce dérivé se traduit comme une nouvelle version énergisée des atomes et se décline sous forme de fluide.

L’énergie solaire est conservée entre les fortes liaisons chimiques de l’isomère. Elle y est préservée même après que la molécule s’est refroidie.    

 

Comment exploiter l’énergie contenue dans l’isomère ?

Quand vient la nuit ou l’hiver où l’astre est caché, il devient alors nécessaire de revenir vers cette ressource stockée. Pour ce faire, on se tourne vers le fluide. Un catalyseur l’aspire simplement et ramène les particules à sa forme initiale. L’énergie sauvegardée dans la formule se libère ainsi sous forme de chaleur. Par conséquent, cette découverte pourrait apporter des changements radicaux dans l’univers du chauffage domestique. L’énergie récoltée pendant l’été peut être exploitée en hiver.

Jeffrey Grossman revient d’ailleurs plusieurs fois sur le mode de fonctionnement de cette technologie nouvelle.

 

Des tests confirment son efficacité

Pour confirmer le rendement positif de cette nouvelle invention, un prototype du système énergétique a été implanté sur le  toit d’un des bâtiments de l’université de technologie de Chalmers de Suède. Celui-ci met à l’essai le fonctionnement et l’efficacité du fluide. L’effet escompté s’affirme et a même suscité l’intérêt et l’attention de probables investisseurs.

La structure qui exploite cette ressource se compose d’un réflecteur concave équipé d’un tube placé sur son milieu. Pour le puiser au maximum, le dispositif suit le mouvement de l’astre agissant ainsi comme une antenne parabolique. L’ensemble fonctionne de manière circulaire et interdépendante. Le combustible pompe à travers les conduites transparentes l’énergie solaire. Il est alors chauffé par la lumière du soleil et se métamorphose en isomère qui capte la chaleur en son sein. Pour profiter de cette source, un catalyseur spécial filtre le liquide et le transforme à la forme originale de la molécule. L’énergie qui en ressort pourrait être exploitée par le système de chauffage de la maison.

 

 

Quelles perspectives à envisager pour ce produit ?

Comme le dispositif ne génère aucune émission de gaz carbonique, il reste écologique. Ce fluide constitue alors un nouvel espoir pour un avenir veillant au respect de l’environnement. Toutefois, cette avancée demeure à son stade d’essai. Des améliorations sont encore en cours.

D’après Moth-Poulsen, de nombreux progrès vitaux ont été réalisés. Ils disposent aujourd’hui d’un système énergétique écologique qui fonctionne en continu 7/7 jours. Et même s’il leur reste encore du pain sur la planche, c’est déjà un grand bond qui leur donne confiance en l’avenir. Ainsi, si tout se passe bien, l’outil pourrait être commercialisé d’ici 10 ans.       

 

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