Quelles sont les performances énergétiques réelles de mon climatiseur mobile ?

Dernière mise à jour: 13.12.19

 

À la recherche d’un modèle adéquat à nos besoins et à nos attentes, beaucoup d’entre nous se réfèrent aux indications inscrites sur les étiquettes de nos appareils ménagers. Il n’est pas évident d’agir autrement quand on ne connait rien sur le sujet. Mais effectivement, les constructeurs de ces outils ont tendance à habiller la réalité pour favoriser leurs arguments de vente. Certains n’hésitent pas à utiliser les normes de calcul de la puissance des climatiseurs mobiles pour les tourner à leurs avantages. Ici, nous allons vous aider à échapper à cette manipulation déguisée et à déterminer les valeurs exactes de la consommation énergétique de votre chauffage. Ainsi, vous ne vous perdrez pas dans ce vaste univers de l’électroménager.

 

Quels sont les faits à connaître ?

Beaucoup des clients réalisent, une fois à la maison et en cours d’usage de l’appareil, une hausse accablante de leur facture d’électricité. Tandis qu’à l’achat ils ont veillé à se procurer un outil non énergivore, ils finissent par se retrouver avec un produit qui dépense énormément. Ils ne savent pas si c’est possible alors que l’engin affiche une faible consommation en énergie.

À qui rejeter la faute et comment expliquer la situation ? En fait, les chiffres annoncés sur l’étiquette de certains climatiseurs sont erronés. Les concepteurs déguisent la réalité pour rendre leurs équipements attractifs et relatifs aux exigences. Ont-ils le droit de faire cela ? Comment ils font pour rester « clean » tout en agissant de la sorte ? La seule réponse est qu’ils détournent les textes dictant les codes de fabrications à leurs avantages. Ainsi, les consommations exactes et celles annoncées sur les produits montrent un écart et une différence conséquente qui ne nous laissent pas de marbre.

 

 

Quelles sont les normes qui régissent la conception de ces types d’outils ?

Dans la logique de la vente des équipements électroménagers qui est définie sous les règlements de constructions strictes, la loi veut que les appareils de classes F à B ne puissent plus intégrer le marché local de l’Europe. Cette interdiction a été lancée depuis le premier janvier 2014. C’est à partir de là que les fabricants ont commencé à tirer profit des textes en vigueur.  

Dans ce sens, il faut tout d’abord savoir qu’il existe un standard de mesure qui permet de comparer l’efficacité énergétique des articles entre eux. Ici, on a affaire à l’EER ou Energy Efficiency Ratio. Les informations récoltées à partir de ce calcul se traduisent suivant un classement concret allant de A, A+, A++ vers le B… et F. L’étiquette énergie est relative aux exigences écoconceptions des équipements de confort thermique. Depuis septembre 2015, sa présence est devenue obligatoire sur ces types de produits.

 

Comment les fabricants détournent les faits à leurs avantages ?

En effet, l’EER prend en considération la puissance de refroidissement de l’engin, c’est-à-dire l’énergie frigorifique utilisée ou la chaleur ingérée par l’outil, pour la diviser à la valeur du courant déployée pendant son usage. La lecture des données récoltées reste simple : Plus l’EER est élevé, moins l’article dépense en termes d’électricité.

Une fois ces calculs effectués, c’est là que la magie opère. Les fabricants profitent de la tolérance de 10 % de l’EER énoncée dans les textes. Cette norme, assez généreuse, attise l’écart entre la réalité de consommation et les informations inscrites sur la plaque du produit. Des équipements de classe C parviennent alors à grimper en A.

 

Comment obtenir les valeurs exactes de la consommation de son appareil ?

Dans l’objectif d’échapper à ce piège, apprenez à déchiffrer les étiquettes de vos machines électroménagères. C’est une des logiques qui s’impose à tous les adeptes de climatiseur mobile. Ne vous laissez pas séduire par les premiers abords de la description catégorisant l’outil de classe A. Tout le monde sait que les appareils classés A nécessitent moins d’énergie que ceux du groupe B ou du C.

Dans certaines mesures, les acheteurs préfèrent effectuer les calculs par eux-mêmes. Si vous aussi souhaitez opérer de la sorte, il suffit de vous référer à la puissance frigorifique exprimée en kW et à la dépense énergétique du spécimen. Divisez-les entre elles pour obtenir l’EER exacte de l’article.

L’étiquette-énergie constitue un repère indiquant la consommation et l’efficacité énergétique de l’article. Dans le système actuel, les acheteurs privilégient les machines de catégorie A+++ puisqu’elles sont très économiques. N’oubliez pas non plus d’aborder l’absorption annuelle d’électricité de votre équipement et sa consommation lorsqu’il passe en veille.

 

 

Comment comprendre l’étiquette de son climatiseur mobile ?

Comme il s’agit de ce spécimen, il faut garder en tête qu’un modèle monobloc est toujours plus énergivore que les appareils splits ou multiplits. Même si les classements des deux sont différents, le second peut être moins bien catégorisé que le premier. Prenez alors en compte la technologie qui structure la machine. L’efficacité énergétique s’apprécie en fonction du coefficient de performance en mode froid ou chaud. Pour les spécimens munis d’un système réversible, les deux étiquettes montrant ces ratios sont présentes sur le produit.

Par ailleurs, un autre indice s’affiche avec ces données. Il s’agit de l’empreinte environnementale de l’article. Le calcul de cette dernière part d’une base d’analyse du cycle de vie : de la fabrication de l’appareil jusqu’à son traitement de fin de vie. Il relate ainsi ses impacts sur l’écologie.  

 

Conclusion

En somme, la solution est de s’attarder sur certains points avant d’arrêter son choix sur tel article. Sachez éviter les pièges de certains fabricants et ne vous laissez pas séduire par un étiquetage erroné lors de votre achat. De cette façon, vous n’aurez pas de mauvaise surprise à l’arrivée de la facture d’électricité. N’oubliez pas non plus que par rapport aux autres chauffages, les climatiseurs mobiles sont relativement énergivores et s’utilisent ponctuellement.

 

 

1 Star2 Stars3 Stars4 Stars5 Stars (4 votes, moyenne: 5.00 de 5)
Loading...