La moisissure : causes, prévention et traitement

Dernière mise à jour: 28.03.20

 

La salubrité du logis nécessite de nombreuses conditions à respecter à la lettre. En effet, contracter des maladies dues à une hygiène douteuse serait tout à la fois douloureux et honteux, pour peu que l’on n’ait pas su cerner le problème dès la manifestation des premiers symptômes. En effet, ceux-ci peuvent parfois se ressentir avant le constat de visu. Le cas de la moisissure qui s’installe en douce avant d’infecter un mur, ou même une habitation entière, illustre ce cas. Les mesures doivent donc être appliquées de toute urgence.

 

Origines de la moisissure

La moisissure provient de sporanges, les germes séchés de champignons transportés par les courants d’air et qui se déposent un peu partout. Que l’on soit en ville ou à la campagne, aucune habitation n’échappe à ce risque. Vêtements, animaux domestiques, les germes ainsi déposés finissent d’une manière ou d’une autre dans nos maisons. Il leur reste ainsi à rassembler les conditions propices à leur croissance.

 

 

Les facteurs de développement

Comme tout parasite, la moisissure ne requiert que très peu de conditions pour pouvoir commencer à se développer. Les points suivants représentent les principaux moyens d’activation favorable à une infestation.

L’humidité : il s’agit de la condition indispensable pour déclencher le processus. Comme tout organisme d’origine végétale, cette flore bactérienne a besoin d’eau pour se développer. Celle-ci provient d’ailleurs de sources multiples dans une maison. Les divers points d’eau et robinets dans les salles d’eau et cuisines, la vapeur des douches et autres vapeurs de cuisson, sans compter le climat naturellement humide lors des saisons de pluie, représentent des sources d’humidité.

La chaleur : La moisissure peut se développer à partir de 2°C. La vitesse de croissance augmente avec le niveau de chaleur et le taux d’humidité, ce qui explique le temps relativement court pour la moisissure pour investir un mur entier.

La lumière : avec ou sans, le champignon entreprend son expansion dès lors que les deux précédentes conditions sont remplies. Néanmoins, elle croît plus rapidement dans les endroits peu éclairés.

 

Reconnaissance des signes de moisissure

Si l’installation de la moisissure ne saute pas systématiquement aux yeux dans les premiers instants, elle peut néanmoins se repérer par son odeur caractéristique sentant la terre et l’acidité. Au-delà de cette senteur caractéristique, la détection peut se faire de façon visuelle, en cherchant les signes ci-après.

La présence de tâche : lorsque la moisissure a terminé d’investir les parties invisibles, elle commence à se manifester sur les parties visibles. Les tâches, généralement verdâtres ou noires se déposent sur les murs, derrière les meubles, sur les tapis ou autres supports dans le voisinage direct de la partie invisible (qui peut donc être derrière le mur, sous une charpente, ou dans le sol). Mais la tâche peut également se parer d’une teinte blanche lorsqu’elle se place sur un support en plâtre.

La déformation : de nombreux signes indiquant la présence d’humidité, et donc de moisissure peuvent être reconnus en scrutant les murs et les plafonds. L’apparition de cernes, la peinture écaillée ou même un pan de mur ou de plafond qui gondole témoigne d’une présence d’eau non évacuée, dont la moisissure s’est servie pour déclencher sa croissance.

 

Prévention de l’infestation

Vivre dans une maison pleine de moisissures provoque évidemment des effets négatifs sur la santé, puisque les champignons peuvent à terme venir se déposer sur le corps humain lui-même. Ils peuvent alors causer des mycoses et des affections des voies respiratoires, allant de la simple allergie à l’asthme. Prévenir l’apparition de moisissure dans son logis prend ainsi tout son sens. Connaissant l’origine et les facteurs de développement, la meilleure prévention consiste à arranger son intérieur de manière à en faire un terrain hostile à la prolifération de la moisissure.

Outre le ménage quotidien dans l’objectif de disposer d’un cadre de vie sec et propre, des inspections régulières doivent être entreprises, comme le contrôle des toits, revêtements, gouttières, bref tous les passages par lesquels l’eau pourrait s’infiltrer ou stagner. Par ailleurs, une vérification périodique de chaque pièce de la maison aide également dans la prévention, pour détecter une probabilité de moisissure en cherchant les signes apparents. Enfin, la suppression de toutes les possibilités de provoquer une humidité permanente dans la maison peut aussi aider. Il faut par exemple sécher directement la salle de bain après avoir pris sa douche, ou nettoyer et aérer une pièce si de l’eau y a coulé pour une certaine période (en saison de pluie par exemple, avec un toit qui fuit).

 

 

Traitement de la moisissure

Dans la mesure où la contamination n’est pas encore grave, enlever la moisissure reste assez simple. L’opération nécessite évidemment des précautions et de la technique. Afin de ne pas recueillir sur soi les germes lors du nettoyage, il est indispensable de porter des lunettes de protection, des gants et surtout un masque pour éviter l’ingestion et la respiration des germes. L’usage du vinaigre blanc combiné à l’huile essentielle de l’arbre à thé est conseillé, par rapport à l’eau de Javel. En outre, il vaut mieux effectuer le traitement de manière humide. En travaillant à sec, les sporanges vont voler partout et se réinstaller ailleurs.

Pour procéder, commencez par retirer le plus de moisissure avec une brosse ou une éponge imbibée de vinaigre. Effectuez l’opération en commençant par le haut, et descendez au fur et à mesure. Ensuite, vaporisez un mélange composé de 300 ml de vinaigre blanc, de 200 ml d’eau et de 10 gouttes d’huile essentielle d’arbre à thé directement sur le mur infesté. Après quelques heures, nettoyez avec un chiffon doux, puis recommencez autant de fois jusqu’à disparition totale des tâches. À la dernière opération, laissez sécher sans essuyer.

Cette opération concerne l’élimination des taches de moisissure sur les surfaces visibles. Pour les travaux en profondeur, notamment pour éliminer les foyers invisibles ou cachés derrière les charpentes, les murs, le sol ou le toit, il vaut mieux faire appel à un professionnel. Celui-ci dispose de la science et du matériel adapté pour chaque cas de figure.

 

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