Comment calculer la puissance d’un poêle à pellet ?

Dernière mise à jour: 22.08.19

 

Savoir gérer son système de chauffage, c’est avant tout s’offrir un niveau de confort optimisé dans son logement. Dans ce domaine, les poêles qui utilisent des pellets se présentent comme une solution des plus pratiques. Si vous êtes novice dans la manipulation de cet équipement, n’ayez crainte ! Cette revue vous informe des éléments importants à connaître sur ce matériel.

 

Mode de fonctionnement 

Les poêles à pellet ou communément appelé « poêles à granulés » constitue un dispositif destiné à vous procurer de la chaleur dans votre habitation, en été, mais surtout pendant la période hivernale. Il opère de manière automatique et ne requiert pas de branchement avec votre système de chauffage principal si vous en avez déjà un sous la main. Il peut donc servir de matériel d’appoint grâce à la puissance qu’il est en mesure de développer.

Les processus comme l’allumage, l’extinction et l’envoi des combustibles s’effectuent sans intervention extérieure sur les spécimens entièrement automatisés. Dans certains cas, le poêle nécessite un raccordement électrique, mais notez que la consommation reste moindre.

Le fonctionnement de ce genre d’équipement demeure similaire à celle d’une chaudière classique. Il utilise les granulés de bois qui sont acheminés vers le foyer à l’aide d’une vis sans fin. L’appareil comporte des conduits assurant la diffusion de l’air chaud, l’extraction de la fumée et l’infiltration de l’air de combustion.

Généralement, pour la propagation de chaleur, les poêles se basent sur un de ces trois modes opératoires : par convection naturelle, convection forcée (combiné avec un ventilateur) ou canalisation. Pour cette dernière, on utilise des gaines pour répandre la chaleur au niveau des pièces cibles.

 

 

Quelle puissance pour un tel logement ?

Investir dans l’acquisition d’un poêle à granulés peut s’avérer une bonne idée du moment qu’il nous aide à réduire considérablement notre consommation énergétique en termes de chauffage. Dans le meilleur des cas, on la voit même se diviser en deux. Cependant, avant de se lancer dans l’achat de cet équipement, une mise au point sur la puissance de l’appareil dont vous avez besoin s’impose.

Obligatoirement, il doit être en adéquation avec le volume de la pièce à chauffer. En adoptant un mode de calcul simplifié, vous n’avez qu’à prendre 1 kW de puissance pour une surface de 10 m². Si vous avez donc une salle de 30 m², il vous faudra un spécimen de 3 kW, 4 kW pour 40 m², et ainsi de suite. Ce procédé reste le même pour le poêle à bois.

Ce critère est d’autant plus important, car il conditionne non seulement les performances de l’appareil, mais également votre confort. Si vous choisissez un modèle incapable de cerner l’espace dont vous disposez, il fonctionnera en surrégime, occasionnant par la suite des fréquences sonores désagréables ou encore une usure précoce. Évidemment, il ne sera pas en mesure d’atteindre la température désirée. Le cas contraire n’est guère mieux. Un équipement surdimensionné tournera en sous-régime, entraînant un encrassement du système.

 

Les éléments à considérer pour calculer la puissance

Dans tous les cas et même lorsque vous demandez conseil à des spécialistes, ils vous affirmeront que la puissance n’est rien si vous n’avez pas résolu vos problèmes d’isolation. Ainsi, avant d’équiper votre logement d’un modèle de poêle qui utilise des pellets, il est impératif de vous assurer que votre maison réponde convenablement aux réglementations se rapportant à l’isolation.

Les zones à vérifier en premier lieu sont les combles. Selon l’estimation des connaisseurs, ils figurent au premier plan des causes de déperditions thermiques, car il n’est pas sans savoir que la chaleur s’échappe toujours vers le haut, donc, au niveau de la toiture. Pour parer à cela, une pose d’isolant s’impose. On les choisit sous forme de panneau ou de rouleaux, bref, remédier à ce souci vous permettra d’accomplir environ 30 % d’économie sur vos dépenses.

Ensuite, vous passez au mur. Vous avez la possibilité de choisir entre une installation d’isolant sur la façade interne ou externe. Dans ce domaine, les matériaux les plus répandus et sollicités par les utilisateurs restent le polystyrène expansé et les laines minérales. En réalité, en vous assurant de bien protéger vos murs des influences thermiques, vous ne limiterez pas seulement les pertes de chaleur, mais vous vous mettez également à l’abri des nuisances sonores. Ces systèmes vous donnent la possibilité d’économiser 20 à 25 % sur votre facture de chauffage.

Il en est de même pour le sol. Avec de bonnes conditions d’isolation, cette partie de votre logement vous empêchera de gaspiller dans les 10 % sur vos dépenses.

En général, votre habitation doit répondre au moins à une des différentes règlementations sur la construction immobilière afin de déterminer sa performance thermique. Dans une formule mathématique, ces normes se traduisent par l’unité G, le volume de la pièce à chauffer en V, la température de référence de votre lieu de résidence en Te, et l’intensité de chaleur de confort en Ti. Pour le calcul de la puissance de poêle qui conviendra alors à votre logement, vous avez à appliquer cette équation : G x V x (Ti — [Te].

 

 

Entretenir pour optimiser la puissance

Afin de tirer profit de la puissance optimale de votre appareil, il suffit de bien l’entretenir. Comment procéder ? Il existe deux méthodes obligatoires pour la maintenance de votre équipement. Dans un premier temps, vous avez le nettoyage hebdomadaire. Il s’agit d’une vidange du réservoir à pellets et d’un décrassement régulier des composants visibles du dispositif comme l’aspiration des cendres dans le creuset perforé, la bougie d’allumage, la chambre de combustion et la porte vitrée. Cela permet un repérage facile de toutes formes d’anomalies qui peuvent se produire lors de son fonctionnement. Ces procédés sont à effectuer sans l’intervention d’un professionnel.

D’un autre côté, vous avez le ramonage annuel. Pour cela, il vous faudra faire appel à un spécialiste certifié pour réaliser la vérification des joints et le nettoyage en profondeur des conduits. Il vous délivrera par la suite un certificat attestant que votre appareil répond aux diverses normes régissant l’activité de chauffage. 

 

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