Comment reconnaître un bon pellet ?

Dernière mise à jour: 20.11.19

 

Le chauffage à air moderne fonctionne avec des pellets ou granulés qui jouent le rôle de combustibles. Ceux à partir de déchets agricoles ou de résidus de bois forment une véritable source d’énergie. En outre, 200 g de pellets produisent 1 kW d’énergie thermique. Cependant, quelques critères fondamentaux relancent complètement le débat autour de la consommation.

 

La qualité du pellet

Peu importe les saisons qui se succèdent, le fait de prendre en compte le type de cartouche fait la différence en matière de consommation.

Les pellets conçus à partir de sciure de bois sont classés parmi les meilleurs par les labels de certification. D’ailleurs, en France, la PCFE approuve de tels granulés comme étant des produits haut de gamme. Ils se reconnaissent à travers leurs cendres de couleur grise une fois sous les flammes. Mis à part les résidus, la couleur en dit un peu plus sur la qualité du produit. Les granulés avec une allure sombre et d’autres partiellement teintés sont de qualité moyenne.

Et enfin, quand le coloris est plus ou moins noir, c’est un produit peu intéressant. D’ailleurs, le bon pellet se consume plus lentement que les autres. Et à part le fait d’être moins salissant, il présente un meilleur apport calorifique. Cela dit, il dégage autant d’énergie que les autres. Par conséquent, vous vous épargnerez quelques dizaines de kilos supplémentaires en profitant de ces produits certifiés.

 

La taille et la composition naturelle

Les granulés de petite taille dépourvus d’additifs sont en général robustes. En effet, il s’agit des spécimens mesurant moins de 3 cm de long et qui présente une résistance aux chocs de plus de 90 %. Extrêmement dense, ce genre de produit optimise l’efficacité du four avec son quota de plus de 5 kW/kg.

En revanche, les pellets enrobés d’amendements ou autres composants chimiques sont moins intéressants. Ils apportent environ 4,2 kW/kg tout en étant polluants. Cela dit, il en faut davantage pour produire le même niveau d’énergie par rapport au premier type.

La différence de consommation entre ces deux sortes de pellets est ainsi visible. Puisque, en plus des 1000 kg de pellet dépensé en hiver, il en faut 18 % de plus, dans le cas où l’on adopte des produits pourvus d’additifs comme combustible.           

 

 

La densité du bois

Pour reconnaitre la densité du pellet, il est possible de le tester. Pour cela, on plonge une tige sceau dans un bocal à moitié rempli d’eau. Dans le cas où elle glisse au fond rapidement, cela signifie que l’on est en présence d’un bon produit.

Par contre, si elle flotte coule de manière très lente, c’est que la densité n’est pas correcte. Cela impacte indirectement sur la puissance d’une chaudière par le biais d’un bon ou mauvais granulé.       

 

Par rapport à l’isolation

Une maison bien isolée emmagasine plus la chaleur et plus la température y est bien maintenue, plus la quantité de pellets à user diminue. Cependant, la plupart des habitations présentent des entrées d’air de partout telles les fenêtres et portes non étanches. Ces dernières font office d’échange thermique entre le froid à l’extérieur et la chaleur à l’intérieur de la maison. Ça signifie une fuite d’énergie en même temps. Dans ce cas de figure, le chauffage doit compenser la chaleur éjectée par le biais de plus de pellets.

Pour une isolation standard, la consommation de granulés mensuelle pour une surface de 100 m2 atteint les 850 kg contre 550 kg seulement pour un habitat bien protégée. Sachant que la saison hivernale dure trois mois alors, les chiffres sont à multiplier par trois pour en déduire la consommation hivernale en pellets. Ce calcul est valable à condition que l’espace à réchauffer fasse moins de 3 m de haut. Au-delà de cette limite, la valeur n’est plus la même.

 

Par rapport au chauffage

La nature du chauffage détermine aussi la quantité de combustible à utiliser. Chaque appareil est classé selon la puissance qu’il fournit. Et, plus il dégage de l’énergie, plus il dépense de granulés. Même si les plus gourmands sont plus chaleureux, leur compteur est à surveiller de près. Cela dit, 2,5 kg de granulés par heure sont à prévoir pour un modèle capable de générer une puissance d’environ 11 kW. Par contre, pour un modèle standard générant 1 kW, 200 à 240 g de pellets suffisent à le mettre en marche pendant environ une heure. Chercher un meilleur poêle à pellet peut donc s’avérer nécessaire dans la situation où vous vous en servez assez souvent.

 

Selon la fréquence d’utilisation

Supposons que l’appareil est en marche 6 heures par jour, moment où toute la famille est présente au foyer. La consommation est de 6 x 200 g/jour soit 1,2 kg/j. En une semaine elle monte jusqu’à 8,4 kg.

En un mois, le chiffre avoisine les 250 kg. Et en une année, la consommation de pellets touche la barre des 3000 kg ou 3 tonnes. Donc, si le foyer se met à chaud 8 heures de temps par jour durant l’hiver, leur dépense en granulés durant ces trois mois sera d’environ 1 tonne.

 

 

Quand le prix du pellet fluctue

La fluctuation des prix affecte directement la consommation de pellet. Si le prix du combustible augmente, la consommation en générale sera affaiblie. Les gens préfèrent compenser en diminuant leur volume quotidien, plutôt que de dépenser plus pour la même quantité de matière. Les personnes concernées seront heurtées par une différence de prix considérable. Sachant que 15 kg valent 6 euros. Et 1500 kg coûtent 600 euros alors, 3 t qui représentent la consommation annuelle valent ainsi 1200 euros. Et plus d’une augmentation de 25 %, la dépense serait alors de 1500 euros environ : soit une différence de prix d’environ 300 euros.     

À cela s’ajoute le fait que les autres consommables comme le mazout ou le gaz représentent la moitié en proportion de granulés ou de pellets sur une même période de consommation. Mais il n’y a pas que les quantités qui doublent. Le prix du premier dépasse aussi celui du second de quelques euros.

 

 

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