Le ramonage des cheminées : une obligation citoyenne responsable

Dernière mise à jour: 22.08.19

 

L’approche de la saison hivernale et du grand froid conséquent annonce le moment du recours aux différents systèmes de chauffage. En alternative aux moyens actuels comme les radiateurs électriques, les systèmes classiques comme les cheminées ou les poêles procurent toujours un confort d’utilisation et une efficacité prouvée. Malgré tout, qu’ils fonctionnent au gaz, au fioul ou au bois de chauffe, le ramonage des conduits constitue un entretien obligatoire à effectuer sans discussion. Le recours à un service de professionnels est conseillé pour cette opération, cependant, avec l’expérience et le savoir-faire, ainsi que le matériel adéquat, la possibilité de le faire soi-même reste envisageable.

 

Qu’est-ce que le ramonage ?

À l’origine, cette opération s’explique par le nettoyage des conduits d’évacuation d’une cheminée ou du poêle utilisé pour le chauffage. Le métier de ramoneur s’est surtout développé dans le courant de la Révolution industrielle, avec l’extension des villes, et donc l’augmentation du nombre de maisons, et de cheminées en conséquence. Aujourd’hui, le ramonage a beaucoup évolué avec l’utilisation de matériels plus adaptés, ne nécessitant plus l’introduction humaine dans les conduits. Il s’est aussi développé. Il ne se limite plus aux cheminées et poêles, il concerne maintenant tout ce qui s’apparente à une voie d’évacuation, comme les gaines grasses (extracteurs), la ventilation mécanique contrôlée (VMC), ou les conduits de laverie, entre autres.

 

 

Pourquoi doit-on procéder au ramonage ?

Lorsque la cheminée fonctionne et brûle le bois ou le fioul, des dépôts de résidus de la combustion (suie, goudron, bistre, résine…) se placent tout le long du conduit d’évacuation. En fonction de la fréquence et de la durée d’utilisation, ce dépôt s’épaissit et peut finir par obstruer le passage. Les risques suivants peuvent se produire :

L’incendie : les résidus contiennent des composés inflammables, et au contact de la flamme, ils peuvent provoquer un incendie et brûler non seulement le conduit, mais toute la maison ou le bâtiment.

L’explosion de la cheminée ou de la chaudière : lorsque les conduits d’évacuation sont obstrués, la compression augmente de façon exponentielle avec la chaleur qui ne trouve plus son chemin. La pression finit par faire exploser la chambre de combustion, aboutissant évidemment aussi à un incendie des lieux.

L’intoxication au monoxyde de carbone : le conduit est en partie obstrué, et les gaz devant être évacués cherchent un autre chemin pour s’échapper. Ils peuvent ressortir par la cheminée elle-même ou les interstices du tuyau d’évacuation, pour se retrouver dans la pièce à chauffer et s’étendre dans toute la maison. Le monoxyde de carbone, gaz incolore et inodore mais fortement nocif pour la santé, est responsable de cas de décès par intoxication chaque année.

Pour parer à ces risques, la loi a imposé que le ramonage des cheminées se fasse au moins deux fois par an, et par un professionnel. En outre, en cas de sinistre, l’assurance peut se rétracter de ses engagements si la victime ne présente pas un certificat valide attestant que le ramonage a été effectué en bonne et due forme par un professionnel.

Outre la limitation des risques de sinistre et l’obligation légale, un bon ramonage permet un tirage optimal de l’équipement, car les voies sont dégagées et la chaleur se répartit de la meilleure façon dans toutes les pièces à chauffer. Par ailleurs, il porte également une répercussion positive sur la facture du fournisseur d’énergie, puisque l’on n’a pas besoin de pousser la chaudière à fond pour avoir un bon résultat lorsque les conduits sont propres.

 

Quand doit-on procéder au ramonage ?

Comme tout appareil ou matériel à usage domestique, le système de chauffage doit passer par un entretien. Il faut ramoner avant la remise en service de la cheminée. En général, le meilleur moment de procéder au ramonage se situe durant les périodes sèches, en été ou en automne. En effet, en procédant au nettoyage à cette période, les résidus ont eu le temps de sécher, ce qui facilite le travail de décapage et de décrassage. La fin de l’été ou le début de l’automne restent les moments les plus indiqués, au-delà de cette période, l’humidité revient et l’élimination de la suie redeviendra plus fastidieuse, l’opération elle-même sera beaucoup plus salissante.

La loi recommande que l’opération de ramonage soit faite deux fois par an, de ce fait la première est conseillée en période sèche comme indiqué plus tôt. La seconde se tiendra idéalement au cours de l’hiver lui-même. Cela permettra de limiter le dépôt trop important de résidus en cas d’utilisation permanente de la cheminée – ce qui est généralement le cas en plein hiver -. En même temps, l’on peut vérifier si tout va bien au niveau des conduits (pas de fuite, pas d’obstruction, etc.).

Pour les systèmes de chauffage au gaz en particulier, un ramonage par an suffit, sachant que le gaz ne laisse pas beaucoup de résidus.

 

 

Comment effectue-t-on un ramonage ?

Les entreprises professionnelles en la matière disposent de la science et de la technologie nécessaires qu’ils peuvent appliquer selon chaque cas de figure. Mais pour effectuer l’opération soi-même, il faut disposer au moins du matériel rudimentaire de base, à savoir un kit de ramonage comprenant le hérisson en premier lieu pour frotter et récurer les parois. Viennent ensuite le manche flexible et télescopique pour arriver le plus loin possible, et une corde à attacher au hérisson, pour que celui-ci ne se perde pas dans les conduits. Une bâche de protection ou un sac recueillera les détritus qui tombent du tuyau, et le tout sera vidangé dans un grand seau en fin de traitement. Un balai et une pelle ou un aspirateur à cendres pour nettoyer en cas de saletés tombées au sol complètent le kit.

Pour l’exécution, deux voies sont possibles : le nettoyage par le haut, qui consiste à monter sur le toit de la maison et effectuer l’opération de ramonage à partir de la bouche de sortie de la cheminée. Dans le cas contraire,  l’on peut opter pour un nettoyage par le bas, depuis le foyer-même, à l’intérieur de la maison.

 

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